Expédition sur la Côte-Nord

1 May

En mars, j'ai fait partie d'une expédition dans la côte nord pour prendre des photos et aussi pour grimper sur les bords de la rivière Sainte-Marguerite. Dans l'équipe : François Lemieux de Guidon la route, Guide et Ambassadeur de Outdoor Research ; Pierre-Alexandre Paquet, qui arrivais d'un club med de glace soit Nipissis ; Jeff Bernier que vous pouvez voir au travail dans KM36 au Parc national de la Jacques-Cartier et Sébastien Hogue notre amoureux de la langue française, qui à écris un superbe récit au retour et m'a accordé sa permission pour y retranscrire son texte dans mon journal.

Alors voici notre aventure...

Compte rendu - Trois jours de grimpe sur la Côte-Nord

Départ de Québec à 5 h vendredi dernier. Plutôt à 6 h 20 le temps de paqueter 5 gars dispersés dans la ville, leur barda de camping, leurs skis, leurs traîneaux et leur équipement d’escalade dans la minivan louée spécialement pour l’occasion, et l’occasion, d’ailleurs, elle est belle : 3 jours de grimpe printanière sur la Côte-Nord le long de la rivière Sainte-Marguerite, près de Gallix, près de Sept-Îles, loin du reste.

François impatient d'arrivé

Le soleil de mars, des cafés Tim Hortons avec des rebords perdants et Québec Redneck Bluegrass Project ont tôt fait de décoller nos paupières pendant que la minivan remplie presque à ras bord file sur la 138, traversant l’épique boulevard Sainte-Anne, les montagnes de Charlevoix, notre fjord national, un petit bout de la Côte-Nord…

Tsé quand ça va ben, Que c’est un de ces matins, Quand ça va ben, Que tu travailles pas demain…

Mais malheur, Baie-Comeau à peine dépassée, la route sinueuse franchit plusieurs rivières libres de glace. L’inquiétude gagne la troupe : notre plan implique de skier quelques kilomètres sur une rivière, de préférence gelée; nos traîneaux surchargés flottent mal.

Heureusement, nos craintes sont vite apaisées lorsque la majestueuse Sainte-Marguerite apparaît au détour d’un virage dans sa largeur de lac et sa blancheur de banquise qui monte vers le nord. Toujours portés par les tounes de ski-doo de QRBP, on remplit les traîneaux et on part sans lambiner, un ski devant l’autre à un rythme digne d’Alex Harvey. Du moins, c’est ce qu’on croit jusqu’à ce que deux motoneigistes nous doublent à toute vitesse, non sans avouer nous trouver pas mal motivés pour des escargots partis de Québec le matin même : 

Envoye fourre, défourre Réguenne, déreguenne, Pis crinque, ar’crinque, Pis donnes-y du choke ! 

C’est qu’on aimerait bien grimper avant la fin de la journée, nous.

7 beaux kilomètres d'approche
Les premières vue du Pilier

Les premières cascades au bord de la rivière sont bien cuites, ce qui ne laisse rien présager de bon pour celles, plus loin, qui nous intéressent. Le soleil de mars serait-il déjà venu à bout des célèbres cascades de la Sainte-Marguerite ? La vue de L’Escalier, immense pyramide de glace presque aussi large que haute, nous rassure. Un peu plus loin, au centre d’un amphithéâtre d’où s’écoulent de longues cascades, les 180 mètres de glace du Pilier Simon-Proulx font saliver pour le lendemain, mais les autres voies semblent moins invitantes : La Souris mexicaine n’est pas sortie de son trou, Speedy Gonzales connecte à peine et Le Mulot est dangereusement dégarni. Mais Jeff et P-A ne perdent pas espoir : de près, demain, ça aura l’air plus beau !

En approche pour L'Escalier
P-A en préparation

Jeff, P-A et Francis décident aussitôt d’aller tâter de la glace pendant que François et moi allons monter le camp des deux prochaines nuits dans une baie non loin, à l’abri du vent. Pour les trois pressés tout de même pas plus rapides que le soleil, la grimpe se finit bien sûr à la frontale, comme il se doit. Mouches à feu qui s’éloignent puis se rejoignent jusqu’à toucher terre. Le reste n’est que bouffe réhydratée, Chemineaud, plans pour les prochains jours et histoires de grimpe comme d’autres racontent des histoires de pêche, comme il se doit. Mais même si la nuit est douce et claire à l’ombre des géantes, le sommeil a rapidement raison de nous.

Après une matinée bien grasse, vers midi nous nous dirigeons vers le Pilier Simon-Proulx, que nous grimperons à deux cordées : Jeff et François dans l’une, P-A, Francis – photographe officiel de l’expédition – et moi dans l’autre. P-A, qui a bien failli ne pas venir à cause d’une jambe récalcitrante, s’est bourré d’ibuprofènes et d’adrénaline et est prêt à grimper en tête les longueurs deux et trois, les plus verticales.

La brève approche en ski de fond sur une glace parfois précaire, puis dans un labyrinthe de buttons de neige donne lieu à quelques cascades le plus souvent involontaires. Une fois devant le Pilier, on comprend tout de suite que cette voie imposante, blanche aux reflets dorés, solidement agrippée à une paroi tantôt verticale, tantôt déversante, mérite sa place parmi les plus belles du Québec. Francis, qui prévoyait redescendre après une longueur ou deux au moyen d’une corde fixe et prendre des photos, abandonne bien vite ce projet de retraite devant la beauté de la voie : la corde demeurera au pied du mur.

Malgré quelques irritants – la glace bien rôtie par le soleil des derniers jours, une première chute en tête sur une vis pour ma part, un ATC laissé à Québec, Speedy juste à côté qui lance périodiquement des pépites d’or glacé ou de glace dorée… – la grimpe se passe plutôt bien. La cordée de deux progresse à bonne vitesse; pour la nôtre, c’est autre chose. La verticalité presque parfaite de la deuxième longueur, combinée à la qualité douteuse de la glace, ralentit autant le leader que les seconds. D’ailleurs, le photographe officiel a remisé son appareil photo et se concentre sur ses piolets, ses crampons et sa sueur – il le ressortira demain. De son côté, P-A, qui a utilisé toutes ses vis sauf une, est forcé de faire une lunule pour le relais, ce qui nous laisse entièrement le temps de recevoir plein de glaçons sur la tête et les épaules tout en contemplant la magnifique vallée de la Sainte-Marguerite et les falaises abruptes qui nous entourent.

François dans sont élément
P.A. qui nous rejoint au premier relais

Pour la troisième longueur, nous empruntons le chemin que viennent de prendre Jeff et François, en partie dans un coin, ce qui offre davantage de possibilités pour les pieds, une glace moins mauvaise, et nous permet de rattraper une partie du temps perdu. Reste que nos deux acolytes redescendent déjà du sommet, 80 mètres plus haut…

Quand nous arrivons à notre tour au sommet, un peu pas mal fourbus – pour Francis et moi du moins; P-A, lui, est encore sur l’adrénaline, les ibuprofènes et la perspective du Chemineaud qui l’attend au campement –, le soleil a disparu depuis belle lurette de l’autre côté de la falaise, même si on peut tout de même apercevoir le golfe au loin. La descente se fera bien sûr à la frontale, comme il se doit. Fort heureusement, Jeff et François, qui sont déjà en train de souper près des tentes, ainsi qu’ils ne manquent pas de nous en informer par walkie-talkie avec un plaisir non dissimulé, ont déjà installé des lunules pour le rappel. Double ration de Chemineau pour ces braves salopards !

À la lueur des lampes, le rappel bien vertical a de quoi impressionner Francis qui, mine de rien, en est à sa première saison de glace : « On a grimpé ça ? » s’exclame-t-il en me rejoignant au premier relais, à la fois fier et incrédule. Oui, monsieur. Nos bras et nos jambes nous le rappelleront d’ailleurs dans les prochains jours !

Le reste n’est que bouffe réhydratée, Chemineaud, plans pour le lendemain et histoires de grimpe comme d’autres racontent des histoires de pêche, comme il se doit. Mais même si la nuit est encore plus douce et claire que la veille à l’ombre des géantes, le sommeil a une fois de plus raison de nous.

Le massif escalier avec sa masse impressionnante

Pour notre dernière journée sur la Sainte-Marguerite, une fois le campement démonté, la cuisine enterrée, les traîneaux chargés, Jeff et P-A, renonçant à Speedy qui continue de se désintégrer au soleil, partent à la recherche d’exotiques petites cascades un peu plus haut sur la rivière : Fermez les écoutilles (eurk !), Mémoire d’un piolet (beurk !), Belvédère (pas pire pantoute à condition de passer là où c’est plus raide !).

François et moi, qui n’avons pas encore grimpé L’Escalier, allons nous y amuser pour la journée, accompagnés du photographe officiel remis de ses émotions. Une fois le soleil brûlant passé à l’ouest après nous avoir bien brûlé le visage, depuis le haut de la voie nous apercevons deux petits skieurs qui reviennent vers nous, points noirs au milieu de l’immensité blanche de la rivière gelée.

François au travail avec la vue du pilier en arrière plan

Il est temps de redescendre puis de nous diriger vers Sept-Îles où nous attend la tante de François et un copieux repas sans bouffe réhydratée ni Chemineaud, mais avec quelques canettes de 50 et des histoires de grimpe comme autant d’histoires de pêche, comme il se doit. Et bien que nous ne soyons plus à l’ombre des géantes, le sommeil n’a cette fois encore pas à se démener beaucoup pour avoir raison de nous.

Le lendemain, au grand désespoir de P-A qui tente en vain de nous convaincre de faire un « léger » détour par les monts Valin pour récurer vigoureusement la Dent de Dracula, nous repartons pour Québec sous le soleil de mars, toujours bercés par Québec Redneck pendant que la minivan remplie cette fois à ras bord file de nouveau sur la 138, traversant un petit bout de la Côte-Nord, notre fjord national, les montagnes de Charlevoix et surtout l’épique boulevard Sainte-Anne…

Fourre, défourre, Réguenne, déreguenne, Pis cule, recule pis colle, décolle, Déterre la laye, tire su’es patins, Au yabe, d’la marde je r’viendrai d’main !
Une photo du photographe!

Merci encore Sébastien pour ce texte parfait et pour ma photo!

Pentathlon 2017

31 Mar

Une autre belle année pour le plus grand événement multisports d’hiver au monde. Cette fois-ci, c'est directement pour le Pentathlon que j'étais présent. Nous étions une équipe de trois photographes pour couvrir les cinq disciplines ainsi que les besoins protocolaires. C’est toujours un beau défi de suivre les élites, qui viennent de partout dans le monde, courir après leurs podiums.

Ce que j'aime particulièrement c'est que le Pentathlon offre des catégories pour tout le monde (tel le défi des familles et amis) et ce, même si vous n'êtes pas des plus sportif. Seul ou en équipe de 2 à 5 personnes, vous devez compléter, en continu, les 5 disciplines, soit le vélo, la course, le ski, le patin et la raquette. C'est toujours inspirant de voir à l'oeuvre des athlètes de niveau international mais tout aussi voir les jeunes familles et les équipe corporatives se joindre pour se dépasser.

Étant photographe, c'est difficile pour moi d'y participer mais à voir le plaisir qu'il y a sur place, ce n'est pas l'envie qui manque! Qui sait.... peut-être que l'an prochain je pourrais m’inscrire dans une équipe et mettre mon appareil de côté le temps de ma discipline!

Dans tous les cas, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur leur programmation. Il y en a pour tout le monde et c’est une autre belle façon de rendre notre hiver encore plus agréable.

Atelier Culinaire

31 Jan

Avec la popularité de la photographie culinaire qui ne cesse d'augmenter, au début du mois, j'ai donné mon premier atelier culinaire en collaboration avec le Studio de formation en photographie de Québec et La Folle Fourchette. Très belle façon pour s'initier à la photo délectable!

Nous parlons de l'importance du stylisme, la fraîcheur des aliments, mais surtout de la lumière. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, il n'est aucunement nécessaire d'avoir toute une installation complexe pour faire de la belle photo.

D'ailleurs les deux photos que vous voyez ont sensiblement été fais avec la même lumière. Parfois il ne s'agit que de petits ajustements pour complètement changer l'ambiance d'une photo.

La Folle Fourchette offre toute une série d'ateliers vraiment intéressantes sur la cuisine. Ça fait d'ailleurs longtemps que je veux y participer. Super belle façon d'apprendre quelques trucs culinaires avec du bon monde sympathique en petit groupe. Regarder leur liste d'atelier ici.

Pour ceux qui s'intéressent tranquillement à la photo, je donne toute une série de cours au Studio de formation. Vous n'avez qu'à regarder leur site web pour voir si les programmes vous conviennes. Il est aussi d'avoir des cours en privée. Ecriver moi et on regarde ça ensemble.

Calendrier Folle Fourchette 2017

29 Dec

Une autre année donc un autre calendrier pour La Folle Fourchette! C'est donc le temps de mettre à jour le votre dans la cuisine.

Encore une fois j'ai participé à la création et la plupart des photos ont étées fait avec les propriétaires, Cyane et Sophie directement à la boutique. Les photos cette année sont plus diversifiés et je dois avouer que j'ai un petit faible pour la photo de fraise :)

Courrez à la boutique prendre votre exemplaire avant qu'il ne soit tous partie!!!

En mode calendrier avec @francisfontaine: ouh lalalala que ce sera beau! #design #calendar #2017 #photoshoot #plaisir

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Si le goût de faire de la photo culinaire vous prends soudainement, j'offre maintenant un atelier culinaire directement à leurs boutique! Pour plus de détails, consulter mon autre article sur le sujet.

Eric -The Hammer- Martel-Bahoeli

11 Apr

En ce moment j'ai un beau projet avec Surmesur pour faire les portraits des ambassadeurs de la marque. Nul autre que le boxeur Québécois Éric "The Hammer" Martel-Bahoeli se trouvait à être le premier de la liste et j'ai donc eu la chance de prendre cet athlète dans son lieu d'entrainement avec un beau kit surmesur.


Je n'avais encore jamais mis les pieds dans un gym de boxe et encore moins pratiqué cette discipline. Je dois avouer que le goût d'y retourner se fait sentir. L'ambiance y est superbe et d'ailleurs ça m’a tellement facilité la tâche pour faire les photos. Comment est-ce que je pouvais rater mon coup avec cette place et "The Hammer"?

Je vous invite à suivre bahoboxing et surtout n'oublier pas de suivre Surmesur sur instagram questions de voir leurs beau travails. Si vous voulez avoir du style, c'est le compte à suivre. Pour les curieux de boxe, arrêter faire un tour à Empire Academy.

Escalade de glace & Guidon la route

1 Apr
François Lemieux

Je vous présente Ariane Brouillette et François Lemieux, deux grands explorateurs qui ont traversé les États-Unis d'un océan à l'autre en vélo! Comme ci ce n'est pas assez, ils pratiquent aussi l'escalade de glace et j'ai eu la chance la semaine dernière d'être avec eux question de faire quelque clichés. J'avais comme projet d'ailleurs d'essayer cette discipline cette saison mais manque de temps, ce sera pour l'hiver prochain.

Ariane Brouillette

Question de revenir à leur projet de l'année dernière, pour leur traverse, ils ont dû parcourir plus de 8000km et explorer douze états américains, le tout à deux roues. Je vous invite à consulter leur blogue et page Facebook si vous êtes curieux. J'en profite pour partager leur présentation sur ce projet, le 11 avril à l'Université Laval. Vous pouvez suivre l'événement sur Facebook.

François Lemieux

Nouvelle identité

28 Mar

J’ai une superbe nouvelle à annoncer! Pour couronner mes 5 années en tant que photographe autonome, je vous présente mon nouveau logo. Une identité plus assumée, représentative et qui va à merveille avec ma nouvelle branche photographique soit, la photo d’aventure.

Étant jeune, je n’avais jamais pensé avoir une vie artistique et encore moins en vivre. Lorsque je me suis lancé à mon compte, j’ai quitté une carrière déjà établie en communication dans l’unique but de suivre cette passion de la photographie. Soyons honnête, avec aucune étude en art ou en photographie, loin de moi l’idée que ça me rendrait où je suis aujourd’hui. À travers les dernières années, mon identité artistique s’est développée. Merci à Jean-Nicolas Dauwe qui, suite à la conception de mon premier logo, a accepté de faire la refonte.

La forme primaire de mes initiales a été conservée puisqu’il s’agit d’une évolution et démontre en même temps une sensibilité humaine. Au second degré, les initiales sont placées de sorte à former deux montagnes pour correspondre à ma deuxième passion, soit la nature. Un graphisme plus ferme signifie une identité artistique plus assumée.

Une autre belle nouvelle, je vous dévoile, par le fait même, une branche orientée vers la photo de sport et d'aventure. Ça fait un certain temps que je regarde cette option et Québec est tellement magnifique pour l'aventure. Il est temps de profiter de cette richesse. Je vous présente d'ailleurs Étienne Simmard, une étoile montante dans la grimpe canadienne. Vous risquez de le voir plus souvent dans mes prochaines réalisations.

Tout changement vient avec son lot de projets. J’ai ajouté ce journal pour vous tenir au courant de mes dernières expériences et pour vous aider à me suivre, je partagerai mes articles sur ma page Facebook et mon compte Instagram.

Affiche du Grand Prix Cycliste 2015

21 Jan

Quelle opportunité de participer à ce projet!

Le matin où j’ai été contacté pour contribuer à la création de l’affiche officielle du Grand Prix Cycliste de 2015, on m’avait parlé du concept de la prise de vue au dessus du cycliste. En soi, la photo me paraissait simple mais j’ai vite compris que le défi serait de taille.

J’ai donc dû faire des recherches sur, d’abord, la façon de faire tenir un vélo stable et ensuite, installer mon appareil photo au dessus et prendre la «shot». Merci Limoilou d'accueillir des spécialistes du vélo qui ont pu me prêter l’équipement parfait pour faire mes tests avant la séance.

Une fois installé, restait qu’à exécuter. Pas si facile tout de même: une jambe trop sortie, les bras pas assez évidents, le casque non-enligné avec la roue d’avant, le tout non-symétrique... De tout évidence, le travail ne s’arrêtait pas là.

Plusieurs essais m’ont permis de prendre LA photo; celle où tout était alligné et où le cycliste était mis en valeur au maximum. Fallait de la patience mais le résultat en a valu la peine. 

Quelques éclats d’eau plus tard, on tenait le résultat qu’on attendait. 

J’avais déjà vu mes photos d’autres contrats sur quelques panneaux de la ville ou sur les pages d’un magazine mais là, je voyais la photo partout! Je ne pouvais pas mieux rêver pour une telle visibilité. 

Plus tard, j’ai pu prendre part au deux événements, à Québec et à Montréal, en tant qu’un des photographes officiels. Je peux vous dire que des cyclistes, ça file à une vitesse difficile à suivre. Moments forts de ma participation au Grand Prix Cycliste: la fois où j’étais assis à l’envers sur une moto à tout allure pour prendre le peloton de front dans le Vieux-Québec et la fois où mon appareil a failli mourir (catastrophe évitée) après avoir passé des heures sous la pluie à Montréal.

À refaire!

Pioui - Grands Jardins

21 Jan

Dans mes temps libres, je prends des photos (et oui!) et je fais du plein-air. Un de mes sentiers favoris près de Québec est sans aucun doute Pioui dans le Parc des Grands-Jardins. Comme a dit un jour un de mes amis sur ce même sentier: «le ratio nombre de pas-point de vue est le plus intéressant ici» ou comme disait ma copine: «C’est le paradis des bleuets». Quoi demander de plus?

Voilà qu’un jour, j’ai voulu mettre à l’essai mes nouvelles lentilles moment.lens pour Iphone que j’avais reçues à Noël. L’occasion était parfaite. Je me suis amusé comme un fou. Comme quoi je ne peux pas m’arrêter de prendre des photos!

Entre deux points de vue, j’ai pu prendre quelques détails des arbres du coin à peine enneigés et j’ai surtout pu prendre cette lumière magique qui rendait la marche plus qu’agréable. Il y avait un je-ne-sais-quoi dans l’air ce jour là et il fallait que je capte ça. Les résultats sont magnifiques et les lentilles sont définitivement le meilleur jouet pour un photographe qui veut voyager léger.

Prochaine fois que je retourne dans le Parc des Grands-Jardins, ce sera pour l’escalade!
Allez voir le reste de mes photos sur mon journal VSCO.
http://vsco.co/francisfontaine/journal/pioui

Campagne ChewPod

21 Jan

Oh que j’ai ris.

Imaginez qu’on vous dise: «on veut prendre en photo des visages écrasés pour représenter des gens qui ont besoin d’un remontant. Ça va être affiché un peu partout. C’est un nouveau produit sur le marché super intéressant. Saurais-tu comment le réaliser?»

C’est certain que j’allais dire oui. Après réflexion, une vitre était la solution idéale. Je pense qu’on s’est plus amusé qu’on a travaillé. Les photos parlent d’elles-mêmes et je peux vous dire que ça a fait jaser.

Durant le projet, on m’a annoncé que ChewPod allait être le commanditaire principal d’une compétition d’escalade complètement folle près de chez nous. Étant fan du sport, j’étais trop content de savoir que ChewPod serait associé à la compétition d’Extrême Bloc Canada 2015 et que mes photos seraient vues par une tonne de grimpeurs.

Cet expérience m’a définitivement permis de sortir des séances commerciales plus classiques et de participer à la création d’une campagne publicitaire d’envergure qui, encore une fois, m’a donné une visibilité énorme. J’ai même pu faire un auto-portrait en or utilisant la même vitre à écraser des nez. Ce n’est peut-être pas un portrait digne des galeries d’art mais je peux vous assurer que c’est le plus loufoque.

J’aime mon travail.