Réflexion : les fins de journée
Le soir ne conclut rien ; il dépose.
Il y a une heure — dix-sept heures quarante, à peu près, selon la saison — où la lumière cesse d’éclairer les choses et se met à les commenter. Les objets du bureau deviennent des natures mortes. La tasse a une opinion. Le travail inachevé pèse moins lourd, soudain, parce qu’il a cessé d’être urgent et commencé d’être simplement vrai.
Je note ceci pour me souvenir : la productivité a des heures d’ouverture. La pensée, elle, fait surtout du temps supplémentaire au crépuscule.
À relire les soirs de doute, avec a-note-on-doing-less.